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Kinshasa, le 24 octobre 2026

Le 21 octobre dernier, le commissaire général de la Police nationale congolaise (PNC), le Général Benjamin Alongabony, a ordonné, lors d’une parade générale au Stade des Martyrs, la fin des arrestations abusives et des violences policières. Trois jours plus tard, des habitants de Selembao dénoncent ces pratiques récurrentes, mettant en cause le colonel Papy Limbomba, commandant de la Légion nationale d’intervention de Kiluangu.

En effet, saisie par plusieurs habitants à la suite de la publication de son précédent article sur les instructions du patron de la police en RDC, la rédaction de Domiprel Médias a recueilli des témoignages faisant état d’interpellations répétées dans le quartier Pululu-Mbanga, au niveau du sous-CIAT situé sur la route Elengesa, à hauteur de l’arrêt Kipaka. Selon ces témoignages, dont plusieurs vidéos sont virales sur la toile, 100 000 francs congolais seraient exigés pour obtenir la libération de chaque détenu.

Les habitants évoquent plusieurs arrestations par jour, principalement orchestrées par un certain Mabeka, qu’ils identifient comme policier et bras droit du colonel mis en cause. D’après les mêmes témoignages, ces faits ne sont pas méconnus des autorités. Le bourgmestre de Selembao, que nous avons tenté de joindre sans succès, aurait été saisi à maintes reprises de la situation, tout comme le parquet de Grande Instance de Kalamu. Pourtant, la population continue à deplorer la persistance des faits dénoncés.

Contacté par téléphone par notre rédaction afin de recueillir sa version des faits, le colonel Papy Limbomba a adopté une attitude défensive. Au lieu de donner sa version des faits, il a choisi d’insulter notre reporter : « Oza zoba », une expression lingala signifiant « Tu es idiot », tout en proférant des menaces.

 

Le contraste entre les instructions données par le Général Alongabony et les faits rapportés à Selembao interpelle

 

Lors de sa parade du 21 octobre, le Commissaire Général avait rappelé aux policiers l’obligation de mettre fin aux arrestations abusives et aux violences contre les personnes interpellées. Les dénonciations recueillies par Domiprel Médias posent désormais la question de l’application effective de ces directives sur le terrain.

Si, à ce stade, les accusations visant le colonel Papy Limbomba et le policier Mabeka reposent sur les témoignages transmis à notre rédaction, la hiérarchie de la PNC et les autorités judiciaires sont ainsi appelées à examiner ces dénonciations afin d’établir les responsabilités éventuelles et de déterminer si les pratiques décrites sont compatibles avec les instructions du Commissaire Général.

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